Notre cresson de fontaine est produit de manière rationnelle. On allie la culture conventionnelle et la production bio, en limitant les intrants et l’utilisation de produits phytopharmaceutiques ne se fait que brièvement lors d’attaques de ravageurs.

Notre culture est dispatchée sur 3 sites de production :

  • A la Cressonnière Sainte Anne, à Vayres sur Essonne, 34,31 ares sont cultivés par Mikaël Morizot et 12, 44 ares par Christian Morizot
  • A la Cressonnière Les Prés de Misery, à D’Huison Longuevile, 10 ares sont cultivés par Christian Morizot.
  • A la Cressonnière Les Prés de Fouville, à Saclas, 13 ares sont cultivés par Mikaël Morizot et 3 ares par Jean Pierre Morizot, surface de production autorisé en complément de la retraite agricole.

(voir les photos des sites)

Notre production est vendue principalement au MIN de Rungis, on livre 3 à 4 fois par semaine. On vend également directement aux personnes sur les cressonnières.

Et en vente locale, on fournit l’entreprise « Entre Saveur et Jardin » pour la préparation de la délicieuse soupe de cresson et autres préparations, située à Boutigny sur Essonne.

De plus on fournit également La ruche qui dit oui, Ruche de Ballancourt.

Un peu d’histoire sur la Cressonnière Sainte-Anne

En 1854, Louis Doublet, cressonnier, originaire de Senlis, quartier Villemétrie, s’installe à Vayres sur Essonne, avec sa femme Marie Eléonore Mélanie Debonne. Le mariage de leur fille Augustine Mélanie Doublet avec Charles Boudignon, a lieu en novembre 1854.

Ce dernier originaire de la commune est scieur en long avant son mariage puis en 1856, il devient cressonnier à la cressonnière Sainte Anne et est aidé par son beau père. L’emplacement de la cressonnière Sainte Anne, est situé aux lieuxdits « Les Prés de l’église » et « Les Courtils Sainte-Anne » en-contre-bas de la Source Sainte-Anne, au niveau de l’ancienne ferme du château (ferme Sainte Anne, jusqu’en 1830, les locataires sont la famille Lefebvre). Ces terrains appartiennent au château de Vayres, propriétés de la famille Cauchy.

Charles Boudignon restera cressonnier jusqu’en 1863. Un nouveau cressonnier reprend la cressonnière Sainte-Anne, Jean Baptiste Lefèvre, arrivant de Bellefontaine.

La cressonnière reste dans la famille car Louis Doublet est l’oncle maternel de Jean Baptiste Lefèvre. Ce dernier est également originaire de Senlis. Son père et ses frères sont déjà en lien avec les prémices de la cressiculture. Son père travaillait avec le tout premier cressonnier de France, Joseph Marie Etienne Cardon, qui créa sa cressonnière à Avilly-Saint-Léonard. Quant à ses frères, ils travaillent dans des cressonnières de l’Oise ou du Val d’Oise, Louis Antoine à Borest, Antoine Etienne à Fontaines.

Jean Baptiste Lefèvre a deux fils : Victor Jean-Baptiste et Charles Albert. En 1890, Victor Lefèvre poursuit l’exploitation de la cressonnière Sainte Anne. De nombreux cressonniers y apprennent le métiers. Ils s’installeront par la suite sur la commune ou sur les communes voisines.

Suite au décès de Jean baptiste Lefèvre fin 1893, Charles Albert part à Méréville et ouvre la première cressonnière de Méréville, en 1894.

En 1911, Victor Lefèvre meurt et la cressonnière Sainte Anne continue d’être exploitée, elle est tenue par la veuve de Victor, Aurélie Voiry, avec des ouvriers, jusqu’en 1916. Maurice Foulon, Marcel Chaillou, Edouard Brisset, Augustin Greffin et Charles Ramé)

Victor Jean-Baptiste Lefèvre et ses ouvriers

A la mort du petit fils de Victor, Maurice Foulon, pendant la « Première Guerre mondiale », Aurélie Voiry, veuve Lefèvre revend la cressonnière à Clovis Lionnet, frère de Louis Joseph dit Victor Lionnet. Ce dernier créa la deuxième cressonnière de la commune de Vayres (créée en 1909-1910, dans les Près de Laroche). A Vayres, Marcel Chaillou ouvrit la « cressonnière des Dix arpents », Augustin Greffin celle de la « Tassonnerie ». Edouard Brisset fut cressonnier à D’Huison-Longueville. Et Charles Ramé, patron de la cressonnière Vittemet, à Boutigny avant d’ouvrir sa cressonnière à Vayres.

Louis Joseph dit Victor Lionnet a été commis cressonnier chez Lefèvre, en 1901. Les frères Lionnet sont originaires de Fosses (95) et sont ouvriers cressonniers chez d’autres patrons à D’huison-Longueville, avant d’arriver à Vayres. Louis Victor Lionnet est à D’Huison à partir de 1896 et Clovis le rejoint en 1906.

Clovis eut quatre enfants, qui lui ont succédés : Germaine, épouse de Lucien Juelle, Gabriel, Etienne et Jeanne. Paul Sibilia, d’abord ouvrier chez Gabriel Lionnet, épouse Jeanne Lionnet. Il se met à son compte en 1945, reprend l’exploitation de Lucien Juelle puis plus tard celle de Gabriel Lionnet. L’exploitation de Paul Sibilia est ensuite reprise par son fils Jean-Louis Sibilia. Ce dernier est à la retraite depuis décembre 2012 et garde une petite surface de production à la cressonnière.

Le chantier d’Etienne Lionnet est poursuivi par son fils René, jusqu’en 1984. Gravement malade, René Lionnet fait appel à André Morizot qui reprend l’exploitation avec ses fils Jean-Pierre, Christian et Denis.

André Morizot est le fils de Charles Morizot qui en 1914, arrive à 13 ans, à la gare de la Ferté-Alais. Il passe par les cressonnières Petit, à Cerny, puis fut l’un des ouvriers de Paul Barberot, à Méréville.

De 1993 à 2009, Denis Morizot poursuit l’exploitation.

En 2000, Christian reprend une partie de l’exploitation de Jean-Louis Sibilia ( Ancien chantier de Gabriel Lionnet).

En 2008, Mikaël Morizot, fils de Christian reprend les exploitations de Jean-Pierre, à Saclas et à Baulne. En 2009 Mikaël arrête d’exploiter la cressonnière à Baulne et loue l’exploitation de Denis.

Ainsi depuis 1854, la cressonnière Sainte Anne voit le cresson de fontaine pousser au fil des années.

Je remercie Evelyne Lionnet (épouse Duret) pour avoir participé à l’historique de la famille Lionnet.

Famille MORIZOT, 4 générations de cressiculteurs :

La culture du cresson dans la famille MORIZOT a débuté avec Charles Morizot qui en 1914, enfant de l’assistance publique, arrive à 13 ans, à la gare de la Ferté Alais. Il débute quelques temps comme commis à la cressonnière Petit, à Montmirault, à Cerny puis comme beaucoup d’enfants de l’assistance de l’époque, il fut l’un des ouvriers de Paul Barberot, à Méréville.

Il ouvre sa cressonnière, en 1924, à Saclas. (première de cette commune). Par la suite, quelques années plus tard, il travaille avec son fils André Morizot dans le secteur de Méréville, à Courcelles, 1969 (cressonnières Caffin) et de Saclas.

André est rejoint par ses fils Jean-Pierre, Christian puis Denis, sur la cressonnière « Les Prés de Fouville » à Saclas et d’autres cressonnières dans le secteur de D’huison Longueville, (Longueville, cressonnière Sauviat) et Baulne (Boigny, cressonnière Ramé) vers les années 1975.

La cressonnière « Sainte-Anne », à Vayres sur Essonne a été reprise en partie, en 1984, par André Morizot et ses fils, lorsque René Lionnet fut gravement malade.

En 1993, Denis travaille seul sur la partie de la cressonnière Sainte Anne. Il arrête le métier de cressiculteur en décembre 2009. Christian reprend les cressonnières de Marius Rouchouse à D’Huison-Longueville, (Longueville, cressonnière Sagot, D’Huison, cressonnière Brisset et Giraux).

Jean-Pierre travaille, quant à lui, à Baulne (Boigny, cressonnière Ramé) et à Saclas (cressonnière Prés de Fouville) jusqu’à sa retraite en juin 2008.

Vers 2000, Christian continue sur les cressonnières de D’Huison-Longueville et exploite une autre partie de la cressonnière Sainte Anne, appartenant à Jean-Louis Sibilia. En 2005, Christian garde une cressonnière à D’Huison-Longueville, la cressonnière « Les Prés de Misery » (Brisset).

En 2008, Mikaël Morizot, fils de Christian reprend les exploitations de Jean-Pierre, à Saclas et à Baulne. En 2009 Mikaël arrête d’exploiter la cressonnière à Baulne et loue l’exploitation de Denis.

Cressonnière Sainte Anne, Vayres sur Essonne

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Cressonnière Les Près des Misery, D’Huison Longueville

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Cressonnière Les Près de Fouville, Saclas

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Cressonnière de Baulne, arrêtée en décembre 2009

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Une réponse "

  1. un Grand merci pour votre commentaire sur herbiersauvage. Et un grand merci pour votre article. Quelle différence entre votre superbe exploitation et la petite source où j’ai découvert le cresson de fontaine!
    Cordialement

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